PODCAST · music
Ca s'est passé aujourd'hui !
by Nostalgie Belgique
Revivez les moments marquants de l’histoire avec Brice Depasse ! Chaque épisode de ce podcast vous transporte dans une date précise où un événement a laissé une empreinte indélébile dans nos souvenirs. Brice Depasse, avec son talent de conteur, vous fait revivre ces journées mémorables à travers des anecdotes captivantes et des actualités qui ont marqué les esprits. Que ce soit le jour où Martin Luther King a prononcé le célèbre "I Have a Dream", la sortie du film "Les dents de la mer" ou le premier vol dans escale entre New-York et Paris, ce podcast vous propose un voyage dans le temps au cœur des événements qui ont façonné notre monde et notre Belgique. Plongez dans l’atmosphère de ces époques et redécouvrez les actualités qui ont fait la une des journaux, tout en partageant des anecdotes peu connues qui donnent un nouvel éclairage sur ces instants décisifs. Brice Depasse vous invite à vous souvenir des événements qui ont rythmé votre vie, à travers le prisme
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15 septembre 1852 : Jan Ernst Matzeliger, l'inventeur qui démocratise la chaussure dans le monde entier
Le 15 septembre 1852, à Paramaribo, capitale de la Guyane néerlandaise (aujourd'hui le Suriname), naît Jan Ernst Matzeliger, fils d'un ingénieur hollandais et d'une femme autochtone. Métis dans une société coloniale qui lui laisse peu de perspectives, il s'embarque à 19 ans comme marin sur un bateau de la Compagnie des Indes orientales avant de débarquer aux États-Unis, dans la ville de Lynn au Massachusetts, alors capitale de la fabrication de chaussures. Constatant la lenteur du montage manuel, il conçoit une machine capable de tirer automatiquement le cuir autour du talon d'une forme et de planter les clous dans la semelle. Son brevet, déposé six ans après son arrivée, permet à son usine de passer de 70 à 700 chaussures par jour, faisant chuter le prix des chaussures de qualité et les rendant accessibles au plus grand nombre. Jan Ernst Matzeliger décède de la tuberculose quatre ans après ce dépôt, alors que sa machine se vend déjà dans le monde entier. Brice Depasse vous raconte cette histoire méconnue dans « Ca s'est passé aujourd'hui ! », le rendez-vous quotidien de Nostalgie.
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14 septembre 1959 : Luna 2, le premier engin spatial à atteindre la Lune
Le 14 septembre 1959, la sonde soviétique Luna 2 devenait le premier engin terrestre à atteindre la Lune, dix ans avant Apollo 11 et seulement deux ans après Spoutnik. À cette époque, aucun homme n'avait encore quitté l'atmosphère terrestre. Luna 2 n'était pas un vaisseau spatial au sens classique du terme : sans moteur, elle était propulsée comme un projectile vers une cible située à 400 000 kilomètres, arborant des symboles soviétiques en guise de message. Un tir d'une précision extraordinaire, un exploit scientifique dont Jules Verne et H.G. Wells avaient rêvé. Brice Depasse raconte cette page méconnue de l'histoire spatiale dans Ca s'est passé aujourd'hui, le podcast de Nostalgie.
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12 septembre 2013, le où la NASA fait cette annonce incroyable : Voyager I est sorti du système solaire.
La semaine dernière, je vous racontais le début d’une histoire incroyable, le lancement par la NASA du vaisseau Voyager 1, le 5 septembre 1977. Un truc de fou que ce petit vaisseau de 720 kilos lancé dans l’immensité de l’espace pour aller photographier les planètes géantes, Jupiter et Saturne, son petit frère Voyager 2 qui sera lancé quelques semaines plus tard, va lui, se coltiner Uranus, Neptune, et bien plus loin. Mais voilà, dix ans plus tard, ces deux sondes ont tout photographié de près, des images comme on n’en avait jamais vues évidemment, surtout des anneaux de Saturne, et de Jupiter, et la découverte de la multitude de leurs satellites, on en est à 145 aujourd’hui, hein.Et ben mes amis, Voyager 1, contre toute attente, fonctionne toujours à la fin des années 80. Tout là-bas, il trace à près de 17 kilomètres par seconde, et arrive encore à envoyer des informations. On croyait qu’après Pluton, y avait plus rien, nous, que c’était fini, et ben non, voilà notre engin au milieu d’une vaste étendue de millions de corps célestes qu’on appelle la ceinture de Kuiper et dans laquelle on va découvrir un tas de petites sœurs de Pluton. Et Voyager continue. Et nous de notre côté, on a autre chose à faire, on l’oublie.Jusqu’à ce 12 septembre 2013, où la NASA fait cette annonce incroyable : ça y est, Voyager I est sorti du système solaire. Ça faisait un an en fait, mais fallait que les mecs analysent, fassent des calculs, et puis, je sais pas, c’est dans des dossiers sur des bureaux, en tout cas, notre petit engin de l’espace, ben, a quitté l’héliosphère, à 18 milliards de kilomètres de la Terre. Et il arrive encore à nous parler, c’est un événement considérable, jamais l’homme n’a envoyé un vaisseau aussi loin. On parle alors de l’éteindre mais ce matin du 12 septembre 2026, 13 ans après, il fonctionne toujours et se trouve à près de 26 milliards de kilomètres, 39 ans après son départ. Mais qu’est-ce que ça veut dire pour lui, 39 ans. Dans 40.000 ans il atteindra une autre étoile, et il mettra encore 460 millions d’années pour arriver au centre de notre galaxie. On n’est pas grand-chose, ça on le savait déjà mais on n’a pas fini de découvrir à quel point.
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11 septembre 1941 : la pose de la première pierre du Pentagone, le futur QG de la défense américaine
Le 11 septembre 1941, à Arlington en Virginie, les travaux du Pentagone débutent sans cérémonie, sur ordre du président Roosevelt. Brice Depasse raconte l'histoire de ce chantier colossal : 15 000 ouvriers, 16 mois de construction, 28 kilomètres de couloirs et une forme à cinq côtés héritée d'un plan jamais modifié. Un bâtiment devenu le plus grand immeuble de bureaux du monde... et frappé, exactement 60 ans plus tard, lors des attentats du 11 septembre 2001. Un récit historique à découvrir dans Ça s'est passé aujourd'hui sur Nostalgie.
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La vie tragique de la princesse Sissi : de l'impératrice d'Autriche à l'assassinat en Suisse
Le 10 septembre 1898, la princesse Sissi, de son vrai nom Elisabeth de Wittelsbach, duchesse de Bavière et impératrice d'Autriche-Hongrie, était assassinée par un anarchiste italien en Suisse. Brice Depasse retrace son destin bouleversant : un premier amour interdit, un mariage non désiré avec l'empereur d'Autriche, une vie de cour dorée mais solitaire, et une fin tragique loin de l'image romantique des films avec Romy Schneider. Chaque matin sur Nostalgie, Brice Depasse vous raconte les événements qui ont marqué l'Histoire dans 'Ça s'est passé aujourd'hui'.
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9 septembre 1504 : le David de Michel-Ange inauguré à Florence
Le 9 septembre 1504, Florence assiste à l'inauguration du David de Michel-Ange, l'une des statues les plus célèbres de l'histoire de l'art. Tout commence par un bloc de marbre rapporté de Carrare, abîmé par une brèche profonde et abandonné en pleine ville. La fabrique d'église du Duomo de Florence confie alors ce défi à Michel-Ange, qui accepte le projet, s'isole derrière un échafaudage de bois et sculpte pendant deux ans une œuvre colossale de plus de 5 mètres de hauteur. Génie absolu : la brèche initiale devient le vide naturel du coude du David. Mais la statue est trop grande pour une colonne et trop imposante pour l'intérieur du dôme. Un conseil d'artistes, réunissant Léonard de Vinci et Botticelli, décide de l'installer devant le Palazzo della Signoria. Brice Depasse raconte cette inauguration mythique avec précision et enthousiasme dans « Ça s'est passé aujourd'hui ! », le podcast d'histoire quotidien de Nostalgie. Retrouvez ce podcast tous les jours sur nostalgie.be et sur toutes les plateformes d'écoute.
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8 septembre 1966 : le jour où Star Trek a failli ne jamais exister
Ce 8 septembre 1966, NBC diffuse le tout premier épisode de Star Trek. En pleine révolution de la télévision en couleur, le Capitaine Kirk et Mister Spock débarquent dans les foyers américains avec un monstre en carton-pâte et des dialogues d'un sérieux inattendu. La série divise, mais survit à l'annulation grâce à ses premiers fans passionnés. Brice Depasse raconte comment Star Trek a failli disparaître avant même de décoller, et comment les Belges ont dû attendre plus de quinze ans pour le découvrir en français. Dans « Ça s'est passé aujourd'hui », Brice Depasse vous replonge chaque jour dans les événements marquants qui ont façonné notre histoire culturelle et populaire, sur Nostalgie.
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7 septembre 1976: George Harrison condamné pour plagiat
Le 7 septembre 1976, George Harrison, ex-Beatle et auteur de « Here Comes the Sun » et « Something », est condamné par une cour américaine pour plagiat involontaire. Son tube « My Sweet Lord » est jugé trop proche de « He's So Fine » des Chiffons. Une affaire retentissante, l'une des plus médiatisées des années 70, qui inspirera à Harrison la chanson « This Song » et le poussera à produire le film des Monty Python « La Vie de Brian ». Brice Depasse raconte cette histoire rocambolesque avec humour et passion. Et bonne nouvelle : Harrison gagnera en appel, 17 ans plus tard. À écouter sur Nostalgie dans l'émission « Ça s'est passé aujourd'hui ».
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6 septembre 1916 : c’est le premier jour de notre histoire où faire ses courses est devenu un boulot.
Ce 6 septembre 1916, c’est le premier jour de notre histoire où faire ses courses est devenu un boulot.En effet, à Memphis, aux Etats-Unis, dans le Tennessee, les clients d’une nouvelle épicerie découvrent un truc de dingue : personne ne vient prendre leur commande.Car jusque-là, on donnait sa liste au commerçant. Il disparaissait derrière son comptoir, allait chercher le sucre, la farine, le café, les conserves puis revenait faire l’addition. C’était ainsi que l’on faisait ses courses.Mais un certain Clarence Saunders, épicier, a décidé de chambouler le système. Dans son magasin, baptisé Piggly Wiggly, les produits sont exposés sur des étagères. Le client prend un panier, entre par un tourniquet et se sert lui-même. Il choisit ses produits, les met dans son panier, avance dans les rayons et termine son parcours à la caisse. Autrement dit : le client fait désormais le travail du vendeur.Et Saunders ne fait pas les choses à moitié. Son magasin est organisé comme un véritable parcours, avec des rayons disposés pour que le client passe devant un maximum de marchandises. Une idée qui va bientôt donner naissance à un réflexe que nous avons tous aujourd’hui : entrer dans un magasin pour acheter trois choses et ressortir avec quinze.Ce 6 septembre, il y a même un orchestre, des fleurs pour les dames, des ballons pour les enfants et un concours de beauté. De quoi attirer les curieux et faire parler de cette étrange épicerie au drôle de nom.Mais pourquoi Piggly Wiggly ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et bien rien, c’est uniquement pour que les gens se posent la question. Son idée fonctionne tellement bien qu’en quelques années, Piggly Wiggly se multiplie à travers les États-Unis. Pourquoi ? Et bien parce que les prix sont affichés, plus de surprise quand l’addition est faite par l’épicier.Voilà pourquoi depuis 110 ans, l’humanité entière pousse un chariot et fait, elle-même, le job de de l’épicier et ses commis. Grâce à qui ? Grâce à Piggly Wiggly !
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5 septembre 1793 : le début de la Terreur vu par un simple Parisien
Dans les livres des écoliers français, le 5 septembre 1793, c’est le début de la Terreur.Mais ce 5 septembre 1793, à Paris, dans la vraie vie, c’est un certain Jacques Roux, Parisien ordinaire, qui se lève tôt.Il ne se lève pas pour la Révolution, hein. Non, juste parce que la boulangerie ouvre à 7 h. Alors, il enfile son bonnet phrygien de sans culotte, retrousse sa chemise, et s’en va par les rues étroites qui n’ont pas bougé depuis le Moyen-Âge. Les pavés sont glissants, des cochers s’engueulent, c’est Paris, hein, des enfants courent après un chat en hurlant. La vie continue, même en pleine Révolution.Dans la rue, les affiches annoncent des mots terribles : la Terreur est à l’ordre du jour. Mais pour Jacques, c’est juste des mots sur un mur, un sujet qui revient dans les conversations. Lui, sa priorité, c’est remplir son estomac et de mettre à manger sur la table pour sa famille.A la boulangerie, il grapille un kilo de farine supplémentaire, échange un mot avec le boulanger qui peste contre le prix du blé. Ensuite, il file chez l’épicier, où il croise des voisins. On rit des décrets absurdes de la Convention. On se moque des messieurs en perruque qui passent en criant des ordres. Les annonces de la Terreur ? Ça ne les concerne pas.Vers midi, Jacques s’arrête un instant sur un pont. Il regarde la Seine, le va-et-vient des barques, les enfants qui se baignent en jouant. Il se dit que malgré tout, cette grande Histoire qu’on annonce dans les discours, eh bien, il s’en bat l’oeil. Pour Jacques, ce 5 septembre 1793, c’est surtout la journée où il a réussi à nourrir sa famille, échanger une blague avec ses voisins et marcher sur les pavés brûlants de Paris en gardant le sourire.La grande Histoire, vous savez quoi ? Elle peut attendre.
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4 septembre 476 : la chute de l'Empire romain d'Occident racontée par Brice Depasse
Le 4 septembre 476, Romulus Augustule, dernier empereur romain d'Occident, est déposé par Odoacre, roi des Hérules. Une date symbolique qui marque la fin de l'Empire romain d'Occident, même si les historiens débattent encore de la date précise. Brice Depasse vous raconte cet épisode clé de l'Histoire avec humour et pédagogie. Au programme : le calendrier romain décrypté, les grandes invasions barbares venues de Scandinavie, l'alliance avec Attila et la montée en puissance des Ostrogoths. Car Odoacre ne restera pas longtemps maître de l'Italie : 17 ans après avoir renversé Romulus Augustule, il sera à son tour chassé. L'Histoire est parfois cruelle. Un podcast quotidien présenté par Brice Depasse sur Nostalgie Belgique. Retrouvez tous les épisodes de « Ça s'est passé aujourd'hui » sur votre plateforme préférée.
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3 septembre 1944 : le jour où Bruxelles a explosé de joie à la libération
Le 3 septembre 1944, Bruxelles est libérée après quatre ans d'occupation. Sur le boulevard Anspach, une foule en liesse accueille les chars britanniques et les soldats alliés dans une atmosphère de joie indescriptible. Drapeaux belges aux fenêtres, Brabançonne chantée en choeur, enfants courant entre les jambes des adultes : Brice Depasse raconte ce moment historique fort dans le podcast Nostalgie « Ca s'est passé aujourd'hui ! ». Un épisode émouvant qui replonge dans l'une des pages les plus marquantes de l'histoire de Bruxelles et de la Belgique.
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Le grand Incendie de Londres : le 2 septembre 1666, 13 200 maisons partent en fumée
Ce 2 septembre 1666, Londres est une ville de bois. Dans la boulangerie de Pudding Lane, Thomas Fariner aperçoit une colonne de fumée au-dessus des toits. En quelques heures, le feu se propage et dévaste la capitale anglaise : 13 200 maisons partent en flammes lors du Grand Incendie de Londres. Mais de cette catastrophe naît une métropole nouvelle. Les maisons de bois sont interdites, les rues élargies, les pierres et les briques remplacent le bois. Londres renaît, plus forte, pour devenir la ville que l'on connaît aujourd'hui. Brice Depasse vous raconte cette page d'histoire dans « Ca s'est passé aujourd'hui ! », le podcast quotidien de Nostalgie Belgique.
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1er septembre 1715 : la mort de Louis XIV racontée par le marquis de Dangeau
Ce 1er septembre 1715, à 8h23, Louis XIV rend son dernier souffle au château de Versailles. Dans cet épisode, Brice Depasse nous raconte cette journée historique à travers le journal du marquis Philippe de Courcillon de Dangeau, témoin privilégié de la vie à la cour. Grâce à ses écrits minutieux, on sait que le Roi-Soleil, malgré 72 ans de règne et trois semaines de maladie, affronta la mort avec un calme remarquable. Ses derniers mots à sa cour : « Je m'en vais, mais l'État demeurera toujours. » Il recommande alors son arrière-petit-fils de 5 ans, le futur Louis XV. Un récit poignant et fascinant, à retrouver chaque jour dans « Ça s'est passé aujourd'hui » sur Nostalgie.
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31 août 1920 : la première diffusion en direct de résultats électoraux à la radio, une révolution signée Detroit News
Ce 31 août 1920, c’est un jour hyper important dans l’Histoire de la radio, de notre radio. Vous savez que la première émission régulière a eu lieu en Belgique en 1914 mais qu’elle a été interrompue par la guerre. Mais aux Etats-Unis, rien de tel, et depuis 1919, des entreprises commencent à s’équiper. Notamment, à Detroit, une ville dont la population est en train d’exploser avec les usines, et en particulier le Detroit News, un quotidien qui doit tirer autour des 150 - 200.000 exemplaires.Depuis quelque temps, leur émetteur diffuse de la musique, un orchestre, des chanteurs et des gars qui ont un poste de TSF chez eux, les écoutent, c’est marrant, c’est magique. Mais ce 31 août ont lieu les élections primaires dans l'État du Michigan, alors le journal fait une annonce dans ses pages : si vous avez un récepteur chez vous, c’est l’occasion d’inviter votre famille, vos amis à une party sans fil. Oui, au lieu de lire les résultats des élections demain dans votre journal, vous allez les avoir en direct par radiotéléphone, est-il écrit.Imaginez le truc, c’est incroyable ! Pour la première fois dans l’Histoire, on va être au courant à 160 km à la ronde autour de Detroit du résultat des élections, bureau par bureau, parti par parti. C’est la folie ! Ils inventent le music and news, puisque l'orchestre joue et quand un résultat tombe, entre deux chansons, un journaliste vient le donner au micro.Et ils en sont conscients les gars du Detroit News, car si 200 postes récepteurs, à tout casser, dans la région, c’est rien par rapport aux 500-600.000 lecteurs estimés, cela ne les empêche pas d’écrire dans leurs colonnes : cette transmission des résultats des élections du 31 août 1920 doit entrer dans l'histoire comme un immense progrès dans la conquête des éléments par l'homme. Qu’est-ce qu’on causait bien à l’époque.
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Le premier tram d'Europe a roulé le 30 août 1860 à Birkenhead, grâce à un Américain nommé George Francis Train
Le 30 août 1860, George Francis Train inaugurait la première ligne de tram d'Europe à Birkenhead, en Angleterre, face à Liverpool. Cet Américain visionnaire, refoulé de Liverpool, convainc Birkenhead de l'accueillir et organise une inauguration grandiose avec 2 000 invités, dont la reine et le pape. Le jour J, 5 000 personnes empruntent la ligne de deux kilomètres. George Francis Train, personnage haut en couleur et voyageur infatigable, inspirera Jules Verne pour Le Tour du monde en 80 jours. Brice Depasse vous raconte cette histoire dans Ça s'est passé aujourd'hui sur Nostalgie.
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Hong Kong et la Chine : l'histoire du traité de Nankin signé le 29 août 1842
Ce 29 août, c’est l'occasion de parler d'un truc qu’on ne comprend pas toujours bien et qui fait régulièrement les gros titres des infos : Hong Kong. On a tous entendu parler du retour de Hong Kong à la Chine en 1997. Avant ça, elle était britannique et on se demande comment et pourquoi ce territoire, qui n’est pas une île, c’est une péninsule, a-t-il pu rester ainsi en dehors de la Chine. C’est comme si Mouscron était japonais, quoi.Et bien, c’est à cause d’un traité conclu entre les deux pays ce 29 août … 1842. Il n’est pas glorieux pour la Chine qui s’est fait plier comme un cartable par une partie de l’armada britannique au cours d’une guerre qui a duré trois ans. C’est une affaire de gros sous, principalement le commerce de l’opium qui rapporte une fortune colossale aux Anglais au détriment de la Chine. Les gars en plus, souffrent de la corruption de leurs fonctionnaires provoquée par les British, l’empereur chinois tente d’y mettre un terme et fait détruire des marchandises.Du coup, quelques grosses fortunes à Londres vont frapper à la porte de Sa Majesté qui envoie 4000 hommes et prend en premier, la presqu’île de Hong Kong pour y établir sa tête de pont. Et donc, lors du traité que Londres signe avec Nankin, après la capitulation chinoise, les Angliches obtiennent de garder l’île à perpète.Elle va la garder durant 155 années qui va voir la population passer, donc, de 7500 habitants à plus de 7.300.000, vous le savez sans doute, c’est le 4ème plus haut taux de population au km2 dans le monde. Mais c’est, depuis 1997, 29 ans après le retour à la Chine, toujours aussi cosmopolite avec 35.000 Britanniques, 60.000 Américains, 20.000 Français et 300.000 Canadiens.
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28 août 1965 : quand des fans des Beatles ont loué un hélicoptère pour s'introduire dans leur villa de Beverly Hills
Le 28 août 1965, la Beatlemania bat son plein aux États-Unis. Les Beatles s'apprêtent à jouer à guichets fermés à l'Hollywood Bowl de Los Angeles, devant 35 000 fans. Réfugiés dans une villa de Beverly Hills sous haute sécurité, ils sont pourtant repérés par quatre fans déterminées. Refoulées à l'entrée, l'une d'elles prend les choses en main : elle consulte les Pages d'Or et loue un hélicoptère. Quelques heures plus tard, les Beatles voient l'engin surgir au-dessus de leur piscine, avec deux fans à bord qui crient leur amour à Paul McCartney. Ringo Starr en plaisante, George Harrison réagit avec son flegme britannique légendaire. Brice Depasse vous raconte chaque jour une anecdote historique surprenante dans Ca s'est passé aujourd'hui, le podcast culture et histoire de Nostalgie.
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27 août 1883 : l'explosion du Krakatoa, le son le plus fort jamais entendu dans l'histoire de l'humanité
Le 27 août 1883, un navire britannique navigue au large de l'Indonésie quand un bruit titanesque crève les tympans d'une partie de l'équipage. À l'horizon, un immense nuage de fumée : le volcan Krakatoa vient d'exploser. Estimée à 200 décibels, l'onde sonore est entendue à plus de 4 000 km à la ronde. Des tsunamis de 30 mètres ravagent les côtes, des dizaines de milliers de personnes périssent et les effets se font sentir jusqu'au golfe de Gascogne, à 13 000 km de là. Brice Depasse revient sur l'une des catastrophes naturelles les plus dévastatrices de l'histoire dans Ca s'est passé aujourd'hui, le podcast quotidien de Nostalgie.
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Le 26 août 1830 : Marie Haps coud le tout premier drapeau belge à Bruxelles
Le 26 août 1830, au lendemain des premières émeutes de la Révolution belge, une mercière bruxelloise nommée Marie Haps coud les trois premiers drapeaux aux couleurs du Brabant, à la demande de deux jeunes révolutionnaires. Ce drapeau, hissé le soir même sur l'Hôtel de Ville de Bruxelles, est l'ancêtre direct du drapeau belge que nous connaissons aujourd'hui. Brice Depasse retrace cette anecdote historique et fondatrice de l'identité belge dans « Ça s'est passé aujourd'hui », le podcast quotidien de Nostalgie.
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25 août 1830 : comment un opéra à la Monnaie a déclenché la Révolution belge
Le 25 août 1830, Bruxelles vit une nuit qui va changer l'histoire. Brice Depasse raconte comment une poignée de jeunes bourgeois et aristocrates décident de profiter d'une représentation de l'opéra « La Muette de Portici » au théâtre de la Monnaie pour soulever le peuple bruxellois contre la domination hollandaise de Guillaume Ier. Inspirés par les révolutions parisiennes, ces conjurés ont tout minutieusement planifié. Lorsque les chœurs entonnent « Amour sacré de la patrie, rends-nous l'audace et la liberté », des cris de « Vive la liberté ! Aux armes ! » retentissent dans la salle. La foule est entraînée dans les rues, jusqu'aux locaux du journal de l'occupant, le National, dont le mobilier finit par la fenêtre. Mais voilà que la révolution marque une pause bien belge : la troupe de police, privée de commandement, n'intervient pas. Et quand quelqu'un lance un « Vous n'avez pas faim, vous ? », tout le monde se retrouve sur la Grand-Place à festoyer avec les vivres pillés chez l'occupant. Ainsi s'achève la première journée de la Révolution belge. Un opéra pour mettre le feu aux poudres, une bonne bouffe pour tout arrêter : l'esprit belge dans toute sa splendeur. Un podcast Nostalgie Belgique présenté par Brice Depasse.
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24 août 1814 : le jour où la Maison Blanche a brûlé et où Dolley Madison a sauvé le portrait de George Washington
Ce 24 août 1814 est une date que tous les écoliers américains connaissent car il va se passer quelque chose de terrible et d'unique dans l'histoire des États-Unis. 1814, ça fait 30 ans que l’Angleterre a reconnu l’indépendance des Etats-Unis qui ne sont pas encore très vastes, ils ne comptent que 8.500.000 habitants. Et donc les Anglais espèrent toujours récupérer le territoire, ils les harcèlent avec leur immense flotte et aussi depuis le Canada.Bref, depuis deux ans, ils sont à nouveau ouvertement en guerre. James Madison, le quatrième président des USA, après Washington, Adams et Jefferson, est parti se battre avec ses troupes. Madison, c’est un petit bonhomme, pas un soldat, mais un fameux juriste, il est le père de la fameuse Constitution à laquelle les Américains tiennent tant.Il a laissé la Maison Blanche à sa femme, Dolley, une femme exceptionnelle, qui organise les premières réceptions, on la considère comme la première Première dame des Etats-Unis. Dolley est montée sur le toit avec une longue vue pour observer les routes car elle n’en peut plus d’attendre, imaginez ! Et elle va voir de loin arriver un soldat au galop qui apporte la mauvaise nouvelle : ils ont été battus par les Anglais qui, après l’exil de Napoléon sur l’île d’Elbe, ont envoyé des renforts. Dans quelques heures, ils seront là.Washington, toujours en chantier au milieu des marécages, avec ses 8.000 habitants, ne tiendra pas, alors Dolley ordonne l’évacuation, demande d’emporter tous les documents précieux et, en passant, devant le portrait géant de George Washington, dit : sauvez ce tableau, ils vont le détruire. Mais voilà, il est vissé dans le mur, alors pour ne plus perdre de temps, elle ordonne de casser le cadre.Les Britanniques vont en effet incendier la Maison du Président, toutefois un orage va sauver les murs. Mais sans Dolley, on aurait perdu le fameux portrait de Washington, fondateur des Etats-Unis, et aujourd’hui encore, la pièce la plus ancienne de la Maison Blanche qui a, ce 24 août 1814 été prise par une armée étrangère pour la seule fois de son Histoire.
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28 juin 1926 : La fusion historique qui a donné naissance à Mercedes-Benz
Ce 28 juin 1926 naît une célèbre entreprise fabriquant des voitures, on a peut-être un papa qui en avait une ou rêvait d’en avoir une, c’est Mercedes, de son vrai nom, Mercedes-Benz AG.C’est la fusion de trois sociétés. Benz, Carl Benz fabrique des véhicules depuis plus de 40 ans, il est considéré comme le premier constructeur automobile de l’histoire, et Daimler, qui fabrique, entre autres, les voitures d’un certain Emil Jellinek dont la fille se prénomme Mercedes. C’est ainsi qu’il a baptisé une de ses voitures Mercedes, 25 ans plus tôt. Pour la petite histoire, Mercedes Jellinek n’a jamais possédé de Mercedes, ni aucune voiture, elle n’aimait pas ça.Jellinek, lui, la mécanique, c’est plus que de l’industrie, c’est un passionné d’automobile, comme plus tard, Enzo Ferrari. Il est d’ailleurs des premières courses de voitures avec ses modèles Mercédès.Et donc, à partir de cette fusion Daimler, Mercedes et Benz, ils vont construire cet été 1926 ce qu’aucun des trois n’a encore fait : des voitures de tourisme. La voiture de tourisme, c’est celle qu’on connaît tous, 4 à 5 places pour des particuliers. C’est le modèle W01, tous les premiers modèles Mercedes ont un W pour commencer, Wagen, Voiture en allemand. Ils sont construits avec la collaboration d’un ingénieur dont le nom est aujourd’hui célèbre et prestigieux, Ferdinand Porsche.Mais franchement, en ce 28 juin 1926, il faudrait être bien malin pour deviner le destin de ces Mercedes car on est alors loin des grandes industries comme Ford avec leurs dizaines de milliers d’ouvriers qui fabriquent à la chaîne : la première Mercedes W01 est produite à huit exemplaires. Le modèle W02 à 9000 exemplaires, le W03 à 800. Mais la suite on la connaît. Et toujours cette question : qui va reconduire la belle ce soir ? En voiture, bien sûr, Mercedes ou pas.
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27 juin 1985 : Le déclassement de la légendaire Route 66
Le 27 juin 1985 est le jour où l’Amérique a effacé une ligne. Mais pas n’importe laquelle. Ce matin, quelque part dans un bureau gris du ministère des Transports, un fonctionnaire prend son cachet et, sans même lever les yeux, raye un mythe : la Route 66 est officiellement déclassée. Plus d’existence légale. Finie. Disparue.Mais sur place, le long de ses 3940 kilomètres ? Vous vous rendez compte ? De Chicago à Los Angeles, Santa Monica, précisément. Et bien, rien ne bouge. À Dagett, Newberry Springs ou Bagdad, les enseignes rouillées grincent sous le vent. Les derniers motels gardent leurs néons qui clignotent dans le vide. Et quelque part, sur un parking brûlant du Nouveau-Mexique, un vieux Chevy avec plaque de l’Illinois attend un café tiède et un plein qui ne vient pas. Ça vous rappelle quelque chose, hein ? Et ben oui, le film de Pixar, Cars, ne raconte pas autre chose.Alors que ZZ Top venait de populariser encore plus ce type de route avec ses stations services perdues et ses petites villes étapes, et ben, ça faisait déjà un bout de temps que les Américains les désertaient au profit des autoroutes pour couvrir les longues distances : plus rapides, moins dangereuses. C’est toute une époque qui, depuis une vingtaine d’années, veut aller plus vite.Non, à part un acte administratif qui ne fait que confirmer des faits, il ne s’est rien passé sur la Route 66 ce 27 juin 1985 : les villes fantômes, les stations services abandonnées ne se comptent déjà plus.Personne ne pleure, mais quelque chose s’est éteint quand la vieille dame disparaît ou plutôt est effacée des cartes officielles. Mais des passionnés, des nostalgiques, des Flash McQueen et surtout, les touristes du monde entier qui ont le même rêve de l’Amérique des grands espaces, vont avec le temps lui redonner vie parce qu’ils ont envie de les rencontrer les Luigi, Doc Hudson et autres Martin qui peuplent la plus belle route du soleil au monde, celle qui porte le N°66.
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26 juin 1976 : inauguration de la CN Tower à Toronto, la plus haute tour du monde
Le 26 juin 1976, des centaines de Torontois faisaient la queue dès l'aube pour inaugurer la CN Tower, la plus haute tour du monde avec ses 553 mètres. Construite non pas pour battre un record, mais pour résoudre un problème de réception télévisée dans la ville de Toronto, cette tour emblématique a nécessité un chantier titanesque : travaux à plus de 500 mètres de hauteur, vents à 100 km/h et une antenne installée par hélicoptère. Cinquante ans plus tard, elle attire encore plus de 2 millions de visiteurs chaque année. Brice Depasse vous raconte cette histoire dans « Ça s'est passé aujourd'hui ! », le podcast quotidien de Nostalgie.
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22 juin 1986 : cette nuit qu'aucun Belge n'oubliera
Ce 22 juin 1986, je peux vous dire, les amis, qu’il fait chaud. Je m’en souviens, j’avais 23 ans et demi ! Et un demi on en a eu bien besoin, croyez-moi. Et pour comme la semaine précédente, j’ai à nouveau un examen à la fac de droit le lendemain et il y a encore un match des Diables ce soir. M’enfin, ils le font exprès ou quoi ! Pour ne rien arranger, les Diables ont très chaud aussi, puisqu’ils sont à Vera Cruz, enfin, juste à côté, avec un bon paquet d’heures de décalage. Voilà pourquoi, en pleine nuit, je suis réveillé par un gigantesque Wééééé ! Mais bon Dieu que se passe-t-il ? Je vous jure, j’aurais pu compter le nombre de gens encore debout dans mon patelin à cette heure, ça venait de partout. Et surtout du salon. Et là, je comprends tout de suite. Y a du miracle dans l’air. Non, ce n’est pas possible ! Ils n’ont quand même pas gagné, aussi, contre l’Espagne, après l’URSS !Je descends dans le salon pour trouver mon père debout devant la télé mais aussi ma mère. Je crois que c’est la première fois que je la vois regarder le foot. Mais que voulez-vous, TOUT LE MONDE en Belgique regarde cet incroyable match de quart de finale. Et là j’apprends que non, on n’a pas gagné. On a égalisé in extremis. Et que ça fait 60 minutes que les Diables essayaient car tous les Espagnols sont dans la gaïole, mon père n’a pas utilisé ce mot-là, mais bon. Et maintenant ? Ben, il faut encore en marquer un. Pas de miracle, à 7 minutes de la fin, bref on est reparti pour des prolongations, et au bout des prolongations, pas un but, fieu ! Nous voilà donc aux fameux et redoutés bottés de penalty. Les Espagnols marquent. Les Belges marquent. Les Espagnols marquent encore. Les Belges aussi. Et ainsi de suite. Puis arrive le tir de l'Espagnol Eloy. Jean-Marie Pfaff plonge et intercepte la baballe. Et là, c’est l’explosion ! Reste un tir, si Van der Elst marque, l’improbable va arriver. Mon père s’est planqué dans le frigo de la cuisine, ma mère derrière les tentures, moi sous les coussins, on ne veut pas voir ça. C’est interminable, insupportable quand Leo s’avance enfin, tire et paf, dans les filets.Ca y est ! Le plus long cri jamais entendu en Belgique, tout le pays est réveillé cette fois, on va pour la première fois de l’Histoire en demi-finale du Mundial, ça va klaxonner toute la nuit et demain, les disquaires vont recevoir la visite de milliers de gens qui leur demandent le petit disque du Grand Jojo.
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25 juin 1967 : les Beatles chantent "All You Need Is Love" en direct devant 400 millions de téléspectateurs
Le 25 juin 1967, les Beatles interprètent« All You Need Is Love » en direct devant 400 millions de téléspectateurs, dans le cadre de« Our World », la toute première émission de télévision diffusée par satellite à l'échelle mondiale. La BBC confie la représentation de la Grande-Bretagne au groupe, qui vient tout juste de publier l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band. John Lennon compose pour l'occasion une chanson inédite au message universel, entonnée en direct depuis le studio d'Abbey Road, en présence de Mick Jagger, Keith Richards, Marianne Faithfull et Keith Moon. Soixante ans plus tard, cette date est célébrée chaque année à travers le monde lors du Beatles Global Day. Brice Depasse vous raconte cette histoire dans« Ca s'est passé aujourd'hui ! », le podcast de Nostalgie.
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24 juin : Saint-Éloi, ministre des finances de Dagobert et évêque évangélisateur des Flandres
Le 24 juin, Brice Depasse nous replonge dans l'histoire de Saint-Éloi, personnage bien plus important que ce que la célèbre chanson de Dagobert laisse entendre.Né en 588 sous le nom d'Éloi de Noyon, dans un royaume des Francs solidement christianisé depuis Clovis, Saint-Éloi est avant tout un orfèvre d'exception. C'est en fabriquant un trône en or pour Clotaire II, sans jamais détourner le moindre métal précieux, qu'il impressionne le roi par son honnêteté et son talent. Il entre ainsi au service de la cour et devient trésorier, puis ministre des finances du fils de Clotaire, le roi Dagobert. Un Dagobert qui, soit dit en passant, n'avait rien du roi benêt décrit par la chanson populaire : c'était un souverain puissant et respecté.Saint-Éloi ne s'arrête pas là. Devenu évêque, il entreprend en 647 d'évangéliser le Nord et les Flandres, une région encore marquée par de nombreuses fêtes païennes. Parmi elles, les grands feux allumés lors des solstices d'été pour chasser les démons, une pratique contre laquelle il s'était déjà vigoureusement élevé. Pour christianiser cette tradition, il associe ces feux à la fête du 24 juin, jour de la Saint-Jean-Baptiste, lui donnant ainsi une nouvelle signification religieuse.Une page d'histoire savoureuse racontée avec humour par Brice Depasse, tous les matins sur Nostalgie.
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Ça s'est passé aujourd'hui : Brice fête les 48 ans d'Olivier Duroy avec une séquence spéciale
Le 23 juin 1978, à la maternité de Messancy, naissait Olivier Duroy. Ses parents, Annette et Daniel, étaient loin de se douter qu'ils venaient de mettre au monde le futur animateur qui allait réveiller la Belgique de bonne humeur chaque matin. Pour ses 48 ans, Brice Depasse lui offre une séquence spéciale dans Ça s'est passé aujourd'hui sur Nostalgie : studio clandestin dans le grenier familial, vocation radio dès l'âge de 12 ans, premiers pas dans une radio locale... Un portrait tendre et complice d'un animateur devenu incontournable du paysage radio belge. Un moment de bonne humeur et de nostalgie à savourer et à partager. Tous les podcasts de Nostalgie sont disponibles sur Nostalgie.be et sur toutes les plateformes d'écoute.
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21 juin 1948 : La révolution du 33 tours et la naissance du vinyle
Si je vous dis qu’ils sont noirs, plats et ronds et qu’ils ont fait tourner le monde durant quarante ans, vous me dites : … On les appelle vinyle depuis l’arrivée du CD, vinyle du nom de la matière dont ils étaient faits et qu’on appelait au début microsillon, du nom de la très fine piste dans laquelle le son était gravé.Le disque plat est apparu déjà à la fin du XIX° siècle mais c’est ce 21 juin 1948 que la firme Columbia édite le premier disque vinyle, un 33 Tours, qui est présenté lors d’une conférence de presse à l’hôtel Waldorf. Ce premier 33 Tours qui fait 25 cm de diamètre, ils en feront bientôt 30, peut contenir 15 minutes de musique par face, c’est d’ailleurs un concerto de Mendelssohn par le Philharmonique de New York.C’est toute une histoire car il faut acheter un nouvel équipement mais c’est une révolution que ce microsillon souple, beaucoup moins fragile que le 78 tours, qui crache nettement moins que lui et offre un bien meilleur son. Et puis, quand il s’agit d’une symphonie ou d’un opéra, il ne faut plus un album de 78 tours pour l’écouter.Car oui, c’est de là que vient le terme « album ». Le 78 tours ne pouvant excéder les trois minutes par face, de là vient le format des chansons, il faut tout un album de disques pour une grande œuvre.Pour les artistes de musique populaire, la longue durée des 33 tours va aussi constituer une révolution. En effet, au lieu de publier 2 ou 4 chansons, ils vont pouvoir en proposer 10 ou 12. C’est une révolution qui va avec les années changer le métier et permettre aux artistes de créer un véritable univers en enregistrant une importante série de chansons.Voilà donc comment la chanson a véritablement fait son apparition dans notre vie quotidienne sur ces électrophones qui lisent des microsillons. Une invention qui remonte officiellement au 31 août 1946, date à laquelle la Columbia qui éditera un jour Bob Dylan, Céline Dion, Michel Fugain, Frank Sinatra, Daft Punk ou encore Ray Charles, dépose le brevet du Microsillon sur polychlorure de vinyle.
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20 juin 1840 : Samuel Morse brevette le premier "SMS" de l'histoire
Je ne vais pas vous mentir : si j’avais croisé le grand inventeur Samuel Morse ce matin du 20 juin 1840, dans une rue de New York, je ne l’aurais pas remarqué. Samuel Morse, c’est un monsieur bien mis, la cinquantaine élégante, l’air un peu perdu dans ses pensées. Certainement le gars qui va bouleverser le monde.C’est un peintre, à la base, un portraitiste. Mais voilà, il est du genre à cogiter entre deux coups de pinceau. Et un jour, il se dit qu’il y a un truc qui cloche : pourquoi faut-il des jours pour envoyer une information avec la poste, alors qu’il suffirait peut-être de la faire voyager autrement ?Et donc il se lance dans un autre art : celui de la communication instantanée. Avec un fil, une pile, du courant électrique, et surtout : un code. Des points, des traits, et chaque lettre qui devient une combinaison de petits signaux : Ti Ta Titi Tatata. Vous voyez, comme dans les Lucky Luke. C’est simple mais il fallait y penser.Et ce 20 juin 1840, Samuel dépose le brevet officiel de son télégraphe électrique. Autrement dit, le tout premier SMS, sans écran, sans 5G, mais avec des impulsions et un alphabet connu encore aujourd’hui par certains.Mais il n’a pas encore tout gagné. Il va ramer. Faut convaincre les politiques, les investisseurs, les sceptiques. Ceux qui lui disent que son truc, c’est bon pour les magiciens, pas pour les gens sérieux. Mais Morse sait que son petit boîtier avec ses cliquetis va un jour raccourcir les distances. Que l’information, au lieu de voyager en diligence, pourra courir sur un fil à la vitesse de l’éclair.Et effectivement, quelques années plus tard, son télégraphe reliera Washington à Baltimore avec ses mots : Ce que Dieu a accompli. Classe, hein.
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Garfield fête son anniversaire : retour sur la naissance du chat le plus célèbre de la BD le 19 juin 1978
Le 19 juin 1978, Garfield apparaît pour la première fois dans 41 journaux américains. Brice Depasse raconte dans ce numéro de Ça s'est passé aujourd'hui comment Jim Davis, dessinateur de 32 ans originaire de l'Indiana, a créé le chat le plus célèbre de la bande dessinée mondiale. Après l'échec d'une série mettant en scène un moustique, Jim Davis cherche un personnage auquel les Américains peuvent vraiment s'identifier. Inspiré par les 20 chats de la ferme de son grand-père, prénommé Garfield, il imagine un chat paresseux, gourmand et fainéant qui déteste les lundis. Grâce à une société de syndication, Garfield est diffusé simultanément dans des dizaines de journaux à travers les États-Unis. En quelques années, il s'impose dans 2500 publications à travers le monde et devient aujourd'hui la plus grande franchise BD du genre.
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18 juin 1967 : le Festival de Monterey, naissance du rock moderne et des grandes stars
Le 18 juin 1967, à Monterey en Californie, 50 000 spectateurs assistent à un moment fondateur : le Monterey Pop Festival, tout premier grand festival rock de l'histoire. Jimi Hendrix encore inconnu aux États-Unis, Janis Joplin, The Who, Simon & Garfunkel, Otis Redding, Ravi Shankar, Grateful Dead, Scott McKenzie et les Mamas & the Papas… Une programmation légendaire, portée par l'enthousiasme de Paul McCartney et la présence de Brian Jones dans les coulisses. Brice Depasse raconte ce week-end de juin 1967 qui a inventé le festival de musique moderne. Un épisode du podcast quotidien « Ça s'est passé aujourd'hui ! » sur Nostalgie Belgique.
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17 juin 1845 : quand Léopold Ier échappa à une tentative d'assassinat dans les rues de Bruxelles
Le 17 juin 1845, à 8h15 du matin, Léopold Ier, premier roi des Belges, échappe à une tentative d'assassinat dans les rues de Bruxelles. Un ancien fonctionnaire, Jean-Baptiste Leclerc, tire sur son carrosse et le rate de peu. Imperturbable, le roi passe la tête par la portière, observe la scène… et continue son chemin comme si de rien n'était. Brice Depasse replonge dans cet épisode méconnu de l'histoire belge pour nous rappeler qui était vraiment Léopold Ier : colonel du tsar de Russie, proche de Napoléon, devenu britannique par mariage, oncle de la reine Victoria et seule personne dont cette dernière avait peur. Un homme de caractère, qui calma lui-même des émeutiers à Bruxelles à cheval, et qui alla jusqu'à gracier son propre agresseur condamné à mort. Un récit d'histoire belge à la fois surprenant et fascinant, chaque matin sur Nostalgie avec Ça s'est passé aujourd'hui !
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16 juin 1903 : Henry Ford signe la création de la Ford Motor Company à Detroit
Ce 16 juin 1903, Henry Ford signe avec dix investisseurs la création de la Ford Motor Company à Detroit. Dans une ville industrielle où les rues sont encore occupées par des chevaux et des chariots, personne ne prête vraiment attention à cet événement. Et pourtant, tout commence là. Ford a déjà connu deux échecs : une première société en faillite, et une seconde dont il est parti en claquant la porte — elle deviendra Cadillac. Mais sa réputation d'ingénieur brillant, forgée chez Edison et sur les circuits de course automobile, convainc ses associés de lui faire confiance. Quelques semaines plus tard, les premières voitures sortent de l'atelier. Le premier client achète sa Ford Model A pour 850 dollars, sans imaginer tenir entre ses mains une pièce d'histoire. Dix ans après, Ford révolutionne la production industrielle en inventant la chaîne de montage : un châssis assemblé en 90 minutes au lieu de 12 heures, des prix accessibles au plus grand nombre et des millions de véhicules vendus dans le monde entier. Brice Depasse vous raconte chaque jour une date qui a marqué l'histoire, dans Ça s'est passé aujourd'hui !, le podcast quotidien de Nostalgie.
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15 juin 1986 : Le miracle des Diables face à l'URSS
Le récit nous fait revivre les coulisses de cette épopée :Un blocus mémorable : Cette nuit-là, Brice Depasse ne fêtait pas la victoire. Étudiant en droit à Louvain-la-Neuve, il passait sa nuit à travailler un cours de droit judiciaire « cauchemardesque » pour son examen du lendemain. En allant à la salle de bain au petit matin, il a découvert son père endormi devant la télé et a d'abord cru, à tort, que les Diables avaient perdu.Les Diables au pied du mur : En 1986, personne ne misait sur la Belgique face à la puissance de l'URSS, une nation de 280 millions d'habitants contre 10 millions pour la Belgique. Qualifiés de justesse via les barrages contre la Hollande et repêchés comme « meilleurs troisièmes » après un premier tour décevant, les Diables semblaient n'avoir aucune chance en 8e de finale.Un match d'anthologie : Menés 1-0 à la mi-temps suite à un but de l'attaquant soviétique Belanov, les Diables ont renversé la situation grâce à Enzo Scifo qui ramène le score à 1-1. Après un nouveau but de Belanov (2-1), c'est Jan Ceulemans qui arrache l'égalisation (2-2) à treize minutes de la fin, poussant le match en prolongations.Le délire des prolongations : Dans une ambiance électrique, les Belges prennent l'avantage grâce à Demol puis Claesen, portant le score à 4-2. Malgré un penalty transformé par Belanov (4-3), les Diables tiennent bon jusqu'au coup de sifflet libérateur.Des commentateurs « brésiliens » : Brice rappelle que les commentateurs Roger Laboureur et Franck Baudoncq n'avaient plus de voix à la fin du match. Leurs cris de joie ont résonné dans tout le pays alors que les rues se remplissaient de klaxons sur les airs de « We Are the Champions » et du célèbre « Olé, Olé, Olé ».Pendant que la Belgique entière célébrait cet exploit historique, Brice Depasse, lui, n'avait rien entendu, trop absorbé par ses codes de droit. Une anecdote qui confirme que, sur Nostalgie, les souvenirs les plus personnels se mêlent toujours à la grande Histoire pour nous faire sourire dès le réveil.
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14 juin 1860 : Nice devient française sous Napoléon III
Vous connaissez la Côte d’Azur ? On l’appelle aussi la Riviera. Ce sont les Anglais qui sont les premiers à avoir pratiqué le Tourisme au XIX° siècle qui l’appellent French Riviera. Pourquoi ? Parce qu’à l’époque elle est italienne. Et c’est ce 14 juin 1860 qu’elle devient française.Je vous explique. En 1860, l’Italie n’existe pas encore, elle est toujours divisée en petits états, comtés, etc dont le Comté de Nice, enfin « Nizzia », qui dépend du Royaume sarde. A ce moment, il y a un mouvement politique pour l’unification de l’Italie mais voilà, le grand empire autrichien s’y oppose. Napoléon III, l’homme qui est en train de faire de la France un pays moderne, puissant, leur dit OK. Je vous apporte mon soutien mais en échange, vous me donnez le comté de Nizzia. D’accord, disent les autres, mais il faut passer par une consultation populaire et c’est pas gagné.Parce que je peux vous dire que Nizzia en 1860, c’est une ville italienne de chez italienne, et le plus embêtant c’est que son député se nomme Giuseppe Garibaldi, l’homme qui va unifier l’Italie. Vous imaginez, le mec y gueule, il a pas envie de devenir Français, cet activiste de la cause italienne. Il s’engage dans la bataille mais en faisant une grosse bêtise : il dit aux Italiens : n’allez pas voter. L’abstention est énorme mais conséquence, le oui l’emporte à plus 80%. Et donc ce 14 juin, Nizzia devient française ainsi que toute la région. Mes enfants, c’est le bordel, une fronde qui va durer des années, Napoléon III doit envoyer l’armée. Il interdit les journaux en italien, francise tous les noms de ville sauf la principauté de Monaco : Mentone devient Menton, Nizzia, Nice, Grasso, Grasse, etc. Garibaldi démissionne de son mandat de député et s’en va. Il est suivi par la moitié de la population de Nice, vous imaginez le truc ? Et pas que les petites gens, hein ? Les nobles, juristes, tout le monde se barre, c’est ce qu’on a appelé l’exode niçois. Voilà qui explique le nom des Grimaldi à Monaco mais aussi que notre Dick Rivers, le Niçois, était un Forneri. Seul lui pouvait chanter Nice baie des anges.
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13 juin 1920 : "No babies, please !", la fin des enfants envoyés par la poste
Ce 13 juin 1920, la phrase qui va être prononcée, est restée dans l’histoire des Etats-Unis : No babies, please ! C’est un gars de l’US Postal qui dit ça à destination de la presse et du public. Pourquoi ?Et bien imaginez cette scène : un bébé de 10 mois, affublé d’un timbre de 15 cents sur la couche, livré par le facteur à sa grand-mère. Non, ce n’est pas une blague.Entre 1913 et 1920, aux États-Unis, des parents ont réellement envoyé leurs enfants par la poste. Pourquoi ? Parce que c’était moins cher qu’un billet de train. Le service des colis postaux, a en effet lancé en 1913 un service qui permet d’expédier des paquets jusqu’à 50 livres (environ 22,7 kg). Et donc, des malins ont vu là une occasion de voyager pas cher : si le bébé est léger, pourquoi ne pas l’envoyer par la poste ?Le cas le plus célèbre est celui de May Pierstorff, une fillette de 5 ans, 48 livres 500, qui est envoyée par train sur 117 km dans l'État de l’Idaho, avec des timbres collés sur le manteau pour 32 cents, pour aller voir sa grand-mère. Elle est heureusement accompagnée d’un cousin qui est employé des postes et lui, voyage gratuitement.Mais cette pratique, vous le devinez, ne fait pas l’unanimité, surtout à la poste. Et donc, on essaie de l’interdire mais sans grand succès. Les envois continuent, parfois sur de longues distances : en 1915, une petite fille de 3 ans a été envoyée à 64 km de chez elle, dans le Kentucky. Finalement, le 13 juin 1920, John C. Koons, premier assistant du Postmaster General, met fin à cette pratique. Il déclare que les enfants ne peuvent pas être considérés comme des « animaux vivants inoffensifs » et ne doivent donc pas être expédiés par colis postal, donc à partir de dorénavant : No babies, please ! Plus de bébés dans les sacs postaux. Une page insolite de l’histoire postale américaine s’est tournée mais malheureusement, ce n’est pas la dernière.
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12 juin 1979 : le défi fou de Bryan Allen, l'homme-oiseau de la Manche
Le récit met en lumière les détails de cette traversée épique :Une machine de légende : L'appareil, piloté par l'Américain Bryan Allen (26 ans), ressemblait à une libellule géante tout droit sortie d'un dessin animé. Malgré des ailes de 29 mètres (plus longues que celles d'un Boeing 737), l'avion ne pesait que 32 kg.Un vol au ras de l'eau : Pour réussir ce pari motivé par un prix de 100 000 livres sterling, le pilote a dû pédaler sans relâche à seulement deux mètres au-dessus du niveau de la mer. Parti à 5h51 du matin par une météo calme, il avançait à une vitesse de 15 km/h escorté par deux canaux à moteur.Les obstacles du parcours : La traversée a été marquée par plusieurs incidents critiques : une panne de radio et, surtout, un vent contraire imprévu qui a rendu l'effort de pédalage exténuant. Après deux heures de vol, le temps maximum qu'il pensait pouvoir tenir, Bryan Allen a commencé à souffrir de crampes violentes.La victoire de la persévérance : Alors qu'il s'apprêtait à abandonner et à se faire remorquer, une accalmie soudaine du vent à une altitude légèrement plus élevée lui a redonné espoir. Après 2 heures et 50 minutes d'effort intense, il a finalement aperçu et atteint le Cap Gris-Nez, en France.Bryan Allen a parcouru plus de 35 kilomètres sans autre carburant que sa propre force physique. Brice conclut avec humour que cet exploit a sans doute été alimenté par un solide « English Breakfast », rappelant que la Nosta Family aime célébrer ces moments où l'impossible devient réalité.
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11 juin 1986 : Ferris Bueller révolutionne le film d'ados
Ah, c’est encore un de ces jours où on est allé au cinéma pour voir un film qui a marqué son histoire car ce 11 juin 1986, c’est la première des folles journées que Ferris Bueller avec les Américains. Si vous avez vu ce film qui sortait il y a 40 ans pile poil, vous n’avez pas pu l’oublier. Non seulement parce que c’est un de ces films déjantés avec des adolescents comme il y en a eu beaucoup dans les années 80 comme Risky Business avec Tom Cruise, mais surtout parce que Matthew Broderick fait un truc qu’on a jamais fait au cinéma : se retourner vers la caméra pour nous parler, nous les spectateurs.Et il pousse le concept très loin puisqu’à la fin du film, après nous avoir donné sa conclusion et disparu dans sa chambre, il laisse la place au générique puis quand le générique est fini, la caméra reste toujours en plan pendant plusieurs secondes, il ne se passe plus rien. Puis il passe la tête par la porte et revient dans le couloir pour nous demander pourquoi on est toujours là. C’est vraiment un plan de dingue, comme si le film était vraiment la vraie vie. Même les cinéastes de la nouvelle vague n’y avaient pas pensé.L’histoire de ce branleur de Ferris Bueller qui a décidé une fois de plus de sécher les cours et de profiter de la vie et du temps qui passe, est déjà le quatrième film d’ado de John Hughes, le réalisateur américain qui a vraiment lancé la New Wave aux Etats-Unis avec effet retard. Il est en effet digue de cette musique qui n’a pas pris aux Etats-Unis au début des années 80. Et donc il en met partout dans ses films mais attention, c’est pas pour faire joli ou pour vendre de la B.O., les chansons, c’est vraiment un élément de décor pour lui, partie intégrante de son histoire. C’est lui qui a lancé Simple Minds l’année précédente avec son film Breakfast Club, et qui va dans le suivant, Pretty in Pink, lancer The Cure, Orchestral Manoeuvres et Psychedelic Furs. Ici, c’est le fameux Oh Yeah de Yello, associé à la Ferrari rouge de collection. Et puis enfin, rien à voir avec la New Wave, la fameuse scène avec Twist and Shout … C’est culte, c’est à voir, et c’est sorti un 11 Juin 1986, on a adoré !
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10 juin 1982 : Le calvaire et la naissance de "Blade Runner"
Ce 10 juin 1982, on va plonger ensemble dans les coulisses d’Hollywood, on va assister à la dernière vision test et un peu presse d’un film dont on parle beaucoup alors dans le métier, il s’appelle Blade Runner.En effet, au mois de mars, la première vision test a été catastrophique, les gens ont détesté, et surtout n’ont rien compris. Et là, c’est la panique à bord car le film a coûté un pont. Et on en fait le reproche à Alan Ladd, le producteur qui est pourtant le mec qui cinq ans plus tôt était le seul à défendre le film de George Lucas, Star Wars. Il a depuis fondé son propre studio et a fait deux cartons avec Les Chariots de feu et La fièvre au corps.Donc, c’est un mec qui revendique la confiance dans le réalisateur qui est ici Ridley Scott, l’ex-associé du réalisateur des Chariots de feu. Et justement, Ridley Scott a dans l’idée de faire un film noir genre années 40 et son Alien. Et donc il a tourné de la même manière, avec beaucoup de scènes sans paroles.Alors la mort dans l’âme, il a demandé à Ridley Scott non seulement de couper, mais aussi de rajouter une scène pour un happy end et enfin, il a commandé une voix off à Harrison Ford. Et là, Harrison Ford ça l’a gonflé d’autant plus qu’il a détesté travaillé avec Ridley Scott qui ne donne quasiment pas d’indications, il ne s’intéresse qu’à la technique. Et donc, il fait exprès d’être mauvais à l’enregistrement. Même Vangelis n’y croit pas, il refuse qu’on utilise sa musique pour un disque.Ce 10 juin 1982, la vision est moins catastrophique mais pas enthousiaste. Perso, j’ai pas compris car je l’ai vu deux fois la semaine de sa sortie, une vingtaine de fois depuis. C’est fascinant de génie, on ne voit toujours pas les trucages mais ce n’est qu’un détail, et aussi de fragilité. Le film a fait un flop quinze jours plus tard, à sa sortie, mais c’est aujourd’hui, vous le savez, un des films les plus aimés de tous les temps. Et le plus fou, c’est qu’il pose la question que nous nous posons aujourd’hui avec l’IA : un homme artificiel est-il vraiment différent d’un homme ?
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9 juin 1909 : L'incroyable traversée d'Alice Ramsey
Ce 9 juin, mes enfants, il pleut sur New York et une certaine Alice Ramsey monte dans une voiture à destination de San Francisco où elle se rend avec trois copines. Jusque-là, même si c’est un sacré voyage en bagnole, 6000 kilomètres, rien de bien exceptionnel.Sauf que cette jeune mère de famille bourgeoise de 22 ans est née en 1887, nous sommes le 9 juin 1909. Et là, ce n’est plus la même histoire car il n’existe encore que 240 kilomètres de routes pavées sur les 6000. Et ensuite, la voiture fournie par le sponsor, une Maxwell, car oui, la marque cherche un coup de pub, et ben elle n’a qu’une capote en guise de toit, pas de vitres latérales, pas de jauge pour l’essence, il faut soulever le siège et descendre une tige dans le réservoir pour savoir s’il faut faire le plein, et il faut une manivelle pour la démarrer.Dois-je vous dire qu’il y a encore peu de stations services, que ces dames vont être tantôt trempées, couvertes de boues, tantôt brûlées par le soleil au cours de leur très long voyage à une moyenne de 15 à 30 km/h. De toute façon, elles sont effrayées par la vitesse de 64 km/h quand elle va, une fois, y aller à fond, pour voir.Les pneus n'ont pratiquement pas de sculpture. Dans la boue, il faut ajouter des chaînes. L'essieu arrière casse plusieurs fois. Les ressorts se brisent. Les vis se dévissent sous les vibrations. Le radiateur surchauffe au soleil. Une fois, les passagères ont dû remplir le circuit de refroidissement avec de l'eau depuis un fossé avec leurs flacons de toilette en verre. En Iowa, il faut 13 jours pour parcourir seulement 580 kilomètres tant les routes sont transformées en bourbiers. En réalité, la plupart des « routes » sont des pistes de terre, des chemins de diligence ou même de simples traces de chariots.Et donc si après deux mois isolées au milieu des pistes, une foule attendra la première femme à avoir traversé les Etats-Unis en voiture pour l’escorter dans San Francisco comme une héroïne, c’est on ne peut plus mérité car ce 9 juin 1909, même les routes ne sont pas encore tracées.
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8 juin 1984 : Le choc "Gremlins" et "S.O.S. Fantômes"
On va parler cinéma ce matin, et de classiques qu’on a tous vus. Ce 8 juin 1984, aux Etats-Unis sortent deux films à gros budgets qui n’auraient pas dû s’affronter, deux films familiaux au départ, mais qui au cours du traitement par le réalisateur ont pris un autre chemin, très risqué, car, à Hollywood, ils sont d’un genre sans précédent. Et vous le savez, dans ce cas, les grands studios évitent de se faire concurrence la même semaine.Et donc ce 8 juin 1984, les Américains sont invités à voir la nouvelle production de Spielberg, qui désormais, a un pool de réalisateurs avec lui. Ce doit être au départ une histoire pour le public de E.T. Ici, un adorable petit nounours qui peut devenir méchant si on n’en prend pas soin. Vous avez deviné qu’il s’agit de Gremlins mais que son réalisateur, Joe Dante, a rendu beaucoup plus mordant que prévu. Beaucoup d’enfants sont effrayés et de parents choqués, ce 8 juin, on craint un crash. Mais ce n’est pas ce qui va se passer puisque le public va basculer. A noter que c’est à cause de ce film qu’on va créer aux Etats-Unis une nouvelle catégorie : Interdit aux moins de 13 ans.Alors, si la sauce Gremlins va prendre, que va-t-il advenir de l’autre film à gros budget qui sort aujourd’hui ? C’est même le plus gros budget de l’histoire de la comédie. Il bat le record du précédent signé Dan Aykroyd : Les Blues Brothers. Et c’est pour ça qu’on l’a tourné. Les Blues Brothers a fait un triompheMalheureusement, la mort de Belushi a compromis le projet. Aykroyd qui est l’auteur est désemparé, il est même déprimé. Il me l’a confié autour d’un verre, il y a pas mal d’années. Pourquoi ? Parce qu’il a perdu son meilleur ami, son complice, mais surtout parce qu’il n’a pas écrit cette histoire de fantôme par hasard. Le paranormal, c’est un truc de famille, son père a écrit des livres sur le sujet. Et donc, le rôle de Vekeman, repris par Bill Murray et qui a fait sa gloire, est né de ce drame. Pour la petite histoire, j’ai aussi eu l’occasion de passer une petite heure avec Joe Dante, et donc, je vous prie de croire que ce 8 juin 1984 a marqué la vie de ces deux hommes.
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7 juin 1977 : Le coup d'éclat punk des Sex Pistols sur la Tamise
Je suppose que vous vous souvenez du jubilé de platine de la Reine Elizabeth, c’était un 7 juin, 70 ans de règne. Et bien moi je me souviens aussi de celui de 1977, pour ses 25 ans de règne. Et tous ceux qui ont connu l’époque s’en souviennent parce qu’à ce moment-là sort le 45 Tours d’un groupe nommé les Sex Pistols, God save the Queen. Le régime britannique traité de fasciste, la photo d’Elizabeth déchirée, on voit ça partout. Pourquoi ? Et bien à cause d’un coup de comm du patron de leur firme de disques, Richard Branson.Aujourd’hui, tout le monde connaît le boss de Virgin Airlines, Virgin Espace mais en 1977 c’est l’éditeur de Mike Oldfield, organisateur de concerts et d'évènements. Et bien pour lancer le disque des Pistols, il organise une party à bord d’un bateau touristique de la Tamise qu’il a loué pour 500 livres. 80 invités sélectionnés, des journalistes dont mon pote Philippe Manoeuvre. On ne va retenir qu’une chose : les Sex Pistols vont jouer God Save the Queen devant Westminster, la police va arriver et stopper le concert, c’est rock’n’roll !Ce raccourci va profiter au bizness et surtout faire parler des punks dans le monde entier pour la première fois. Car tout le monde croit que c’est Buckingham ou le gouvernement qui a fait interdire le concert pirate. Or si vous avez vu The Crown, vous savez que la ligne d’Elizabeth II est de laisser faire, laisser dire. Et Philippe Manoeuvre n’a pas tout vu. En clair sur le bateau, tout le monde picole et danse, puis lors de leur concert, les Sex Pistols, très énervés de jouer pour une Jet Set des journalistes, deviennent violents. Sid Vicious le bassiste, blesse un journaliste, visage en sang, si bien que le proprio du bateau appelle la police qui l’escorte à quai. Descendez et dégagez disent les bobbies.Et là, Branson dit non, je n’en ai pas eu pour mon argent, on reste. Ça discute, ça traîne, de plus en plus de policiers arrivent et à un certain moment, allez, on a autre chose àfaire, on vire les gens qui restent dans le bateau, et là, c’est le chaos. Bousculade, injures, coups, certains se font arrêter devant les caméras, et là, Branson a ce qu’il voulait : les JT de la Terre entière diffusent, le phénomène punk sort de Londres et devient mondial. Et les Pistols vendent des millions de disques. C’était un 7 juin 1977.
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6 juin 1971 : La fin silencieuse du "Ed Sullivan Show"
Ce soir du 6 juin 1971, l’Amérique change radicalement puisque c’est le dernier numéro du Ed Sullivan Show. Pour vous faire comprendre, imaginez que le Champs Elysées de Michel Drucker ait duré 23 ans et soit diffusé à l’échelle de l’Europe entière et vous aurez une petite idée de ce que a été le show de Ed Sullivan, qui faisait physiquement plus penser à Guy Lux que Drucker. Je dirais un mélange de Richard Nixon et Guy Lux. Il ne souriait jamais et se tenait droit et raide comme un i.Mais depuis la fin des années 40, il a fait défiler le monde entier sur son plateau, à New York. C’est lui qui a présenté aux Américains, Elvis Presley, les Rolling Stones, les Who, les Supremes, les Doors, James Brown, Elvis, Soeur Sourire et surtout, en exclusivité, les Beatles aux États-Unis, 3 dimanches soirs d’affilée avec une audience record, début 1964.Mais ce soir du 6 juin 71, ce qui est fou, c’est qu’il ne va pas y avoir d’adieu.C’est juste une émission de plus, et puis plus rien. Le rideau tombe. Car Ed Sullivan n’est pas au courant qu’il est viré. Il n’est en effet plus à l’antenne depuis le 28 mars, on a fait que des rediffusions de numéros précédents.Motif : audiences en baisse. Vraie raison : on a changé d’époque, les responsables de la chaîne veulent tourner la page de cette émission à l’ancienne présentée par un gars qui n’est plus de son temps. On est deux ans après Woodstock, l’homme va sur la Lune tous les six mois et Ed Sullivan, lui, présente toujours des émissions pour l’Amérique profonde. C’est devenu La chance aux chansons, quelque part. Et ils n’aiment pas ça, les décideurs new yorkais, et ils ne veulent pas d’un mouvement de protestation causé par des adieux à l’antenne. Et puis pour une partie d’entre eux, les jeunes, ils gardent le mauvais souvenir de la boule au ventre quand commence le générique, elle leur fout le cafard du dimanche soir, c’est comme le canapé rouge de Drucker.Ce soir du 6 juin, Ed Sullivan tire sa révérence sans un mot d’adieu. Mais pour des dizaines de millions de téléspectateurs, et pour des générations d’artistes, il entre dans l’histoire.
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5 juin 1975 : La réouverture du canal de Suez
Depuis quelques semaines, à écouter les infos et surtout lire les “articles à clic”, dès qu’un bateau éternue dans le détroit d’Ormuz, le monde va s’arrêter demain matin. Quel bazar ! Et on sait tout ce qu’il y a derrière, des mecs qui profitent de ça pour s’en mettre plein les poches à notre détriment.Et ben à tous ceux-là qui nous font peur, pourraient-ils se rappeler que ce 5 juin 1975, le canal de Suez, LE canal de Suez, rouvrait après huit années de fermeture complète. Et pendant ces huit années-là, ben, on a continué à vivre. C’était comme aujourd’hui mais en pire. La guerre des Six jours en 1967 entre Israël et ses voisins. Le Canal de Suez était devenu un champ de mines, de chars abandonnés, d’épaves rouillées et des navires fantômes recouverts de sable du désert, on a appelé ça, la “flotte jaune”.Alors ce 5 juin 1975, quand les premiers bateaux recommencent à passer, c’est un immense soupir de soulagement. C’est vrai, en Europe, on sort à peine du choc pétrolier, avec les dimanches sans voiture, les limitations de vitesse, les économies de chauffage et certaines villes qui éteignent l’éclairage public la nuit.Donc, pas de panique ! Les grandes routes commerciales ont toujours été disputées. Le détroit d'Ormuz, Suez, Panama, chaque génération a cru vivre une crise “sans précédent”. Sauf qu’en 1975, on n’avait pas de notifications affolées toutes les cinq minutes, ni les titres catastrophes écrits en majuscules sur les réseaux. On allait aux nouvelles une fois par jour dans le journal du matin ou au JT le soir. Et entre-temps, ben, je vous le redis : on vivait.Et donc, les images de ce 5 juin qui montrent des remorqueurs, des drapeaux, et des cargos qui avancent lentement dans le désert doivent nous rappeler une idée très simple : le monde finit toujours par se remettre en marche. Ça va aller ! On est tous ensemble, comme ce matin avec la bande de copains de la Nosta Family.
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4 juin 1984 : Le raz-de-marée "Born in the U.S.A."
Ce 4 juin, c’est le premier jour de l’année 1984 où on voit apparaître partout la même silhouette : un jeans délavé devant un drapeau américain et une casquette rouge glissée dans la poche arrière. Même ceux qui ne parlent pas un mot d’anglais vont très vite mémoriser le refrain : “Born in the USA”.Franchement Springsteen était là depuis dix ans, il avait déjà sorti six albums dont un double, moi j’avais acheté le single The river, trois, quatre ans auparavant, c’était une grosse vedette du rock mais pas une star, chez nous.Mais à partir d’aujourd’hui, il va remplir tout l’espace pour nous, les jeunes des années 80. Parce qu’on vivait la musique ensemble, à l’époque. Les copains passaient sans prévenir, comment l’aurait-il fait, d’ailleurs. On passait les albums du début à la fin sur une chaîne Hi-Fi, assis par terre, en regardant les pochettes pendant des heures. On apprenait les paroles approximativement, on enregistrait les morceaux sur cassette pour les copains ou copines, on allait aux concerts en bande.Il n’y avait pas encore les écrans entre nous avec des profils retouchés, des pseudos, on n’imaginait pas cette étrange fatigue actuelle qui consiste à fabriquer sans arrêt une version améliorée de nous-mêmes. On appartenait à des tribus très réelles : les new wave, les branchés funk, les fans de hard, de pop française, les filles qui découpaient des photos dans Podium ou Rock & Folk. C’est ça aussi, la force des années 80 : les chansons accompagnaient réellement nos journées, nos vacances, nos premières bagnoles, nos histoires d’amour et même parfois notre manière de marcher dans la rue.Bon, on sait aujourd’hui que Born in the U.S.A. n’est pas un hymne patriotique primaire, c’est plutôt Rambo ou Voyage au bout de l’enfer. Mais il n’y a pas que nous, les francophones qui sommes passés à côté du texte, Ronald Reagan lui-même a utilisé la chanson lors de sa campagne électorale.Mais n’empêche, on ne pourra jamais décoller Born in the USA de l’image nos triomphantes années 80, probablement parce que la puissance de la musique et du chant de Springsteen passe au-dessus de tout.
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3 juin 1965 : Alexeï Leonov, premier homme dans le vide spatial
Ce 3 juin 1965, on va apprendre un truc de dingue : un homme marche dans l’espace. Enfin, il marche ! Je n’ai jamais compris pourquoi on a dit ça. Sûrement parce qu’on n’arrivait pas à l’imaginer. On n’imaginait rien, en fait. Et ben, le cosmonaute Alexeï Leonov est le premier homme à sortir dans le grand vide de l’espace.Aujourd’hui, on a oublié à quel point cet événement a sidéré le monde. En 1965, beaucoup de familles n’ont même pas encore la télévision à la maison, et voilà qu’apparaît sur les écrans les images floues d’un homme qui flotte loin au-dessus de notre planète, relié à sa capsule par un simple câble.C’est comme si les aventures de Tintin devenaient vraies. On avait tous lu On a marché sur la Lune : la grande fusée rouge et blanche, le sas, l’apesanteur et le capitaine Haddock bourré qui chante dans l’espace. On est dans le futur, les enfants ! Il nous a rattrapés. Les magazines annoncent des vacances sur la Lune avant l’an 2000, on a des engins spatiaux en jouet, des meubles design qui ressemblent à des capsules Apollo, enfin Mercury, et nous les mômes, on ne dessine plus des chevaliers ou des cowboys, mais des cosmonautes.Mais bon, ce 3 juin, la mission de Leonov est terriblement dangereuse. Lorsqu’il sort dans le vide spatial, sa combinaison gonfle tellement qu’il ne parvient plus à rentrer dans sa boîte de conserve soviétique. Le voilà qui flotte, seul, au-dessus de la Terre, coincé dehors. Que faire ? Et là, il prend une décision terrible : laisser échapper de l’air hors de sa combinaison pour la dégonfler, mais au risque de mourir dépressurisé. Mais ouf, ça marche !Je peux vous dire que ce qui vient de se produire va nourrir toute la pop culture des années suivantes. Notamment l’inspiration d’un David Bowie, évidemment. Et même s’il y a un double sens dans sa chanson Space Oddity, l’image de son Major Tom, tellement ébloui par la planète bleue qu’il refuse de redescendre, nous a tous fait décoller.
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2 juin 1980 : Sortie de "Téléphone public", le film qui capture l'énergie rock
Ce 2 juin 1980, un événement majeur secoue la jeunesse : la sortie au cinéma d'un film documentaire intitulé « Téléphone public ». Réalisé par le célèbre Jean-Marie Périer, qui avait immortalisé les idoles des années 60 comme les Beatles ou les Stones, ce film capture l'énergie brute de la dernière tournée du groupe Téléphone.À la fin des années 70, l’arrivée de Téléphone est une véritable déflagration car, à l'époque, on pense encore que le rock ne peut se chanter qu'en anglais. Ce groupe, composé de Jean-Louis, Louis, Corine et Richard, prouve le contraire avec une dégaine de bande qui semble dormir dans sa voiture, les cheveux dans les yeux et les blousons fatigués : un style presque « grunge » avant l'heure.Le film montre les coulisses, les concerts et surtout cette énergie insolente d'une génération qui, au tournant des années 80, a soif de liberté, de bruit et de chansons qui parlent d'elle dans sa propre langue. Téléphone n'est pas de la « variété déguisée en rock », mais un véritable groupe de rock francophone qui électrise les foules.Pour les adolescents de 1980, Téléphone est un signe de ralliement : on griffonne le mot « Hygiaphone » au marqueur sur ses fardes de cours pour affirmer son appartenance à cette révolution musicale. En immortalisant ce phénomène, Jean-Marie Périer a retrouvé chez ces quatre musiciens cette étincelle unique qui avait animé les plus grandes légendes du rock mondial.
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1er juin 1999 : Napster révolutionne l'industrie musicale
Vous le savez, on a des doutes sur ce qui restera dans les livres concernant les années qu’on a vécues, ce qu’on apprendra dans les écoles. Car il y en a des choses qui sont passées sous les radars avant qu’on ne se dise : “bon sang, mais c’est bien sûr, ce type a tout changé, il a écrit l’histoire”. Et bien, ce 1er juin 1999, dans une chambre d’étudiant américaine, un gamin de 18 ans va mettre une bombe sous l’industrie du disque. Il s’appelle Shawn Fanning, et avec sa casquette de baseball à l’envers et l’allure d’un type qui a oublié de dormir depuis trois jours, il n’a pas la dégaine du winner américain.Alors, en 1999, la musique, elle s’achète chez le disquaire. On économise pour un CD à 800 francs belges ! Mais il y a tellement de disques qui sortent. Bon, on peut en louer à la Médiathèque mais il faut encore qu’il y soit.Et voilà que le programme de cet Américain permet à des millions de jeunes de faire un truc complètement dingue pour l’époque : partager les MP3 entre leurs ordinateurs, ça s’appelle : Napster.Alors, imaginez la scène ou souvenez-vous de votre modem qui hurlait comme un fax possédé, la connexion qui coupe quand quelqu’un téléphone sur la même ligne. Et bien, malgré ça, des adolescents attendent quarante minutes pour télécharger Baby One More Time de Britney Spears ou le live de Metallica.Le problème, c’est que Napster ne demande d’autorisation à personne. Et là, c’est la panique dans les maisons de disques. C’est comme si on avait installé une photocopieuse géante au milieu d’un magasin de disques. Les ventes de CD commencent à chuter, la maison brûle. Certains artistes trouvent ça formidable pour leur promo, mais d’autres sentent très vite l’ail. Metallica attaque Napster en justice après car une démo circule gratuitement en ligne avant la sortie du disque. Et pourtant, même condamné, et même fermé, Napster a gagné car plus personne n’écoutera la musique de la même manière. Sans Napster, pas d’iTunes, ni de Spotify. Et puis surtout on écoute de la musique sur son ordinateur, c’est fou ! C’est vrai, pour l’époque, ça revenait à regarder une vidéocassette avec son frigo !
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ABOUT THIS SHOW
Revivez les moments marquants de l’histoire avec Brice Depasse ! Chaque épisode de ce podcast vous transporte dans une date précise où un événement a laissé une empreinte indélébile dans nos souvenirs. Brice Depasse, avec son talent de conteur, vous fait revivre ces journées mémorables à travers des anecdotes captivantes et des actualités qui ont marqué les esprits. Que ce soit le jour où Martin Luther King a prononcé le célèbre "I Have a Dream", la sortie du film "Les dents de la mer" ou le premier vol dans escale entre New-York et Paris, ce podcast vous propose un voyage dans le temps au cœur des événements qui ont façonné notre monde et notre Belgique. Plongez dans l’atmosphère de ces époques et redécouvrez les actualités qui ont fait la une des journaux, tout en partageant des anecdotes peu connues qui donnent un nouvel éclairage sur ces instants décisifs. Brice Depasse vous invite à vous souvenir des événements qui ont rythmé votre vie, à travers le prisme
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Nostalgie Belgique
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